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Le Japon ne ressemble à aucun autre. Mais les hôtels ressemblent aux hôtels que l’on peut trouver en Europe, en Amérique ou tout pays recevant des
touristes étrangers. Il existe cependant un type d’hôtel unique, caractéristique du pays, les Ryokan (prononcer Jiokan). Les Ryokan qui sont des hôtels ou auberges de style japonais sont très
différents des établissements à l’occidentale. Et le plus blasé des visiteurs ne pourra manquer d’en apprécier l’atmosphère et le service attentif qu’il y trouvera.
Une chambre dans un Ryokan est habituellement une grande pièce sans division, couverte du traditionnel tatami, un tapis de tiges de riz tressées, avec pour seul mobilier une table basse. Les portes sont des écrans de papier coulissants, la décoration est souvent limitée à un ou deux dessins à l’encre. Les voyageurs couchent sur un futon (épais et confortable matelas) déroulé, le soir, sur le sol, par les propriétaires. En entrant dans un Ryokan, vous trouverez un «Yukata» (kimono de coton léger, bleu et blanc) prêt à être mis. On porte le Yukata pour relaxer dans la chambre, pour aller à la salle de bains ou comme pyjama. En hiver, on pourra obtenir un «Tanzen» (sorte de robe) qui se porte par dessus le Yukata. On peut garder le Yukata et le Tanzen pour faire quelques pas à l’extérieur de l’auberge, mais dans ce cas il faudra mettre des «Geta» (sandales japonaises en bois) qui auront meilleure apparence que les chaussures occidentales.
Certains Ryokans ont des salles de bains privées mais ils sont très rares. La plupart disposent d’une ou plusieurs salles de bains spacieuses que
l’on partage avec d’autres hôtes.
Des usages dans les Ryokan : faisant partie de ce qui est considéré comme le charme, l’élégance, la délicatesse de la vie au Japon, un séjour dans un Ryokan obeit à certaines règles qui diffèrent de celles des hôtels occidentaux.
En entrant dans le Ryokan, les hôtes enlèvent leurs chaussures, les placent dans un placard spécial et mettent des pantoufles de l’auberge, placées
à l’entrée. Ils remettront leur chaussures ou des geta pour sortir ou aller se promener aux alentours.
Pour entrer dans sa chambre, on enlève ses pantoufles et on circule sur le tatami pieds nus, en bas ou en chaussettes.
Le bain japonais est différent de ce qu’il est ailleurs et comporte des règles particulières. Une baignoire japonaise est plus profonde qu’une
baignoire occidentale et se remplit, jusqu’au bord, d’eau très chaude. On prend un bain chaud non pas pour se laver mais pour relaxer. On ne se savonne pas dans la baignoire mais à l’extérieur,
sous une douche, l’eau chaude de la baignoire pouvant être utilisée par plusieurs personnes. On ne doit donc pas vider la baignoire après son bain.
Les repas sont généralement de style japonais et servis dans la chambre. Il arrive parfois que le petit déjeuner soit servi dans la salle à
manger.
La plupart des Ryokans se présentent comme un petit bâtiment avec un petit jardin en façade et offrant guère plus de 12 chambres. On trouve des Ryokans bâtis sur des «Onsen», sites de sources d’eau chaude ou de boue chaude. Il y a près de 80 000 Ryokans au Japon et on en trouve dans toutes les régions, à tous les prix. L’Association des Ryokans du Japon regroupe 2 225 établissements de qualité.
En général le prix dans un Ryokan comprend, outre la chambre, le repas du soir et le petit déjeuner. Le repas de midi peut être commandé en
supplément de même que les plats et boissons qui ne sont pas au menu. Les prix peuvent varier de 12 000 Yen par personne (sans salle de bains) à 20 000 Yen par personne (avec salle de bains). Bien
évidemment certains Ryokans pratiquent des prix plus élevés, tenant compte du confort, du luxe ou de la qualité des prestations et des repas offerts. |
Autre forme intéressante de logement, le Kibboutz en Israël. Le mot «kibboutz» signifie «collectivité» en hébreu. Par extension, ce mot désigne
une ferme (ou une entreprise) fonctionnant comme une coopérative, comme une ferme collective. Les «kibboutzim» sont tous membres de la coopérative et participent à la production selon leur
qualification. Et la personne qui fait la cuisine ou celle qui s’occupe du nettoyage reçoit tout autant que celui ou celle qui cultive la terre. Les profits, s’il y en a, sont donc répartis entre
tous les membres. Il existe des kibboutz agricoles et des kibboutz industriels.
La salle la plus importante du kibboutz est la salle à diner : elle sert non seulement aux repas de la collectivité mais aussi aux réunions et
aux activités récréatives. L’Assemblée se réunit pour prendre les décisions importantes, que ce soit pour un investissement, une nouvelle orientation ou l’entrée de nouveaux membres. Tous les
membres peuvent intervenir dans la discussion.
Peut-être les kibboutzim ont-ils pu ainsi réaliser la démocratie directe? Ils essaient en fait de réaliser les objectifs du socialisme où chacun
produit en fonction de ses moyens et obtient en fonction de ses besoins.
Vivre quelques temps dans un kibboutz offre des expériences variées. Ce sont des discussions passionnantes avec un professeur d’archéologie qui
travaille à l’extérieur et remet tout son salaire au kibboutz. C’est la rencontre avec des gens ayant survécu aux pires difficultés. C’est cottoyer un système d’enseignement totalement
différent où des jeunes gens enthousiastes sont très vite autonomes. C’est assister à un concert assis sur une colline, sur les rives du Jourdain. C’est s’initier à un mode de vie simple où
les valeurs morales, la culture, le sens des responsabilités, la protection de la nature sont très présents.
Certains Kibboutz reçoivent des touristes payants qui n’y font qu’une étape durant leur voyage en Israël. D’autres acceptent des stagiaires ou
des volontaires. Ces derniers travaillent une partie de la journée et participent aux activités, le prix du séjour étant en grande partie (quelques fois totalement) couvert par ce travail. |